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https://substack.com/@laurentmichelon/note/p-221517711?utm_source=notes-share-action&r=24t518Écrire l’histoire avant qu’elle ne se produise :
L’attribution préventive de la responsabilité à la Chine
Le lecteur assidu de l’actualité en Occident, s’il fait preuve d’un minimum d’esprit critique, a depuis longtemps compris que le récit officiel qui consiste à diaboliser, à des degrés divers, tout pays du Sud global qui ne s’oriente pas vers l’adoption de la démocratie libérale, perd de sa pertinence et de son impact.
Sans parler de la Corée du Nord, de l’Iran, du Venezuela ou de la Russie, qualifiés d’« Axe du Mal », le cas de la Chine est révélateur des craintes paranoïaques et des ambitions néocoloniales de l’Occident.
La Chine a beau être un État-civilisation prospère, pacifique et conciliant, elle reste la cible d’une surveillance intense et d’une hostilité croissante de la part du complexe militaro-médiatique-politique occidental et de ses laquais régionaux, qui la qualifient tour à tour de rival systémique, de menace existentielle, voire d’ennemi juré.
Il apparaît de plus en plus clairement que la Chine est le dernier domino à renverser, fait d'une d’ivoire sur laquelle ses adversaires occidentaux se cassent les dents depuis plus de 150 ans.
Le discours officiel anti-chinois est désormais passé en mode outrancier, fait d’exagérations, d’omissions et de mensonges, tous plus farfelus les uns que les autres, ce qui a pour effet de détruire la crédibilité de la caste médiatique, politique et universitaire occidentale.
Mais la perte de crédibilité de ces « experts » occidentaux sur la Chine, comme sur d’autres sujets, est-elle vraiment un problème ?
Cet article soutient que la crédibilité du discours anti-chinois n’a jamais été une fin en soi : le nombre d’observateurs, de lecteurs et de commentateurs qui croient et répètent le récit grotesque que les médias et les think tanks déversent sans vergogne sur la Chine est un bonus, et non l’objectif visé.
Écrire l’histoire avant qu’elle ne se produise, en occupant l’ensemble de l’espace informationnel, voilà le véritable objectif.
L’attribution préventive de la responsabilité à la Chine du conflit à venir est le Saint Graal.